#2 Mon home studio voix off : comment je l’ai construit simplement, puis amélioré intelligemment
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| Article 2/4 : “Home studio voix off simple en appartement- De Nancy Thiboutot |
Série Voix off — Article 2/4
Dans cette série:
Mon home studio : construire simplement, puis améliorer intelligemment
Comment j’ai choisi mon équipement sans acheter n’importe quoi
Mes premiers tests audio : apprivoiser ma voix et l’interprétation
Mon home studio voix off : comment je l’ai construit simplement, puis amélioré intelligemment
Quand j’ai décidé de me lancer en voix off, je voulais commencer le plus tôt possible.
Je ne voulais pas me freiner pour une question d’esthétique, ni attendre d’avoir le studio parfait, ni croire qu’il fallait absolument être douée en construction ou en aménagement pour y arriver.
Je vis seule, en appartement, et comme beaucoup de gens qui débutent, je devais faire des choix intelligents : investir là où ça compte vraiment, économiser ailleurs, et surtout me débrouiller avec créativité.
C’est exactement comme ça que mon home studio a vu le jour : d’abord simple, un peu bricolé, très imparfait… puis amélioré au fil de mes besoins, jusqu’à devenir un espace dans lequel je me sens bien pour créer.
Pourquoi j’ai choisi de commencer simplement
Dès le départ, je savais une chose : si j’attendais que tout soit parfait, je risquais de retarder mon projet encore et encore.
Alors j’ai pris la décision de faire simple.
J’ai choisi d’investir d’abord dans l’équipement électronique — le micro, l’interface audio, le casque d’écoute et le support de micro — et de faire le plus possible avec ce que j’avais déjà à la maison pour le reste.
Pour moi, l’important était de bâtir un espace fonctionnel, réaliste et accessible, pas un décor de magazine.
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| Petit plan de mon espace pour réfléchir à l’emplacement du studio |
J’ai finalement choisi la petite pièce pour plusieurs raisons.
D’abord, je trouvais important de séparer l’espace de repos et l’espace de création. J’aimais l’idée d’avoir une pièce consacrée à ce nouveau projet, un endroit où entrer avec une intention différente.
Ensuite, il y avait un facteur très concret : ma grande chambre est directement exposée à la rue. Même si elle était plus spacieuse, ce détail pesait dans la balance. Je voulais limiter autant que possible les bruits extérieurs, donc la petite chambre-bureau s’est imposée assez naturellement.
Construire un studio avec ce que j’avais déjà
Une fois la pièce choisie, j’ai commencé à faire des plans en tenant compte des conseils d’Yves sur l’acoustique et la gestion des bruits extérieurs.
Comme je voulais économiser, j’ai d’abord fait l’inventaire de ce que j’avais déjà à la maison.
J’avais une penderie déplaçable remplie de vêtements, et ça, pour moi, c’était déjà une partie de solution. En installant mon studio dans un coin de la pièce, je disposais naturellement de trois murs. La penderie pouvait faire office d’un autre côté de mon espace.
J’avais aussi plusieurs grandes couvertures épaisses. Acoustiquement, je voyais bien que je pouvais déjà faire quelque chose d’utile avec ça.
Le vrai défi, ce n’était pas seulement d’avoir les bons matériaux : c’était de trouver comment faire tenir tout ça.
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| Vue extérieure du studio installé avec couvertures de déménagement et penderie à droite |
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| Support à vêtement |
Mon premier studio : bricolé, imparfait, mais à moi
Il a fallu de l’huile de coude, plusieurs essais erreurs, des montages, des démontages… mais j’y suis arrivée.
Au premier regard, mon studio avait un drôle d’air. Ce n’était pas uniforme, pas élégant, pas du tout “Pinterest”. Il y avait toutes sortes de couleurs, de motifs, de solutions improvisées.
Mais malgré son look un peu chaotique, j’étais fière.
Parce que c’était mon cocon de création.
C’était un nouvel endroit où je pouvais apprendre, explorer, pratiquer, m’éclater. À ce moment-là, je me souciais beaucoup moins de l’apparence que du fait d’avoir réussi à bâtir quelque chose de concret.
Et ça, pour moi, c’était déjà immense.
Bass traps, tapis et premiers ajustements acoustiques
Au fil de l’installation, j’ai aussi ajouté quelques éléments simples pour améliorer l’acoustique.
J’ai acheté des bass traps, qui ne sont pas très dispendieux et qui sont utiles dans les coins. J’ai aussi mis un tapis au sol pour limiter davantage la réverbération.
Comme j’avais une fenêtre dans la pièce, je me suis demandé si je devais la condamner pour mieux isoler le bruit. Finalement, j’ai choisi de la laisser dégagée. J’aimais la lumière naturelle qu’elle apportait, et je me suis dit que j’allais d’abord faire des tests avant de décider si c’était nécessaire d’aller plus loin.
Cette étape m’a appris quelque chose d’important : on n’est pas obligé de tout figer d’un coup. On peut observer, tester, ajuster et avancer intelligemment.
Le moment où j’ai compris que je voulais un espace plus abouti
Au début, je voulais surtout être prête rapidement.
Je me souviens d’avoir dit à Gérald que je voulais pouvoir lui envoyer mes premiers tests audio le plus vite possible. Mais il m’avait donné un conseil très juste : attendre que mon studio soit rendu à une forme plus finale sur le plan acoustique avant de fixer un traitement complet, parce qu’à chaque changement dans l’environnement, dans l’emplacement du micro ou dans le traitement de la pièce, on risque de devoir reprendre le rack d’effets.
C’est là que j’ai eu une prise de conscience.
Je me suis demandé : est-ce que je veux vraiment demeurer avec un studio qui me dérange visuellement chaque fois que j’entre dans la pièce ?
Ce n’était pas une question de luxe. Ce n’était pas une question de paraître. C’était simplement que je commençais à sentir que j’avais envie d’un espace qui ressemble davantage à ce que je visais : un lieu simple, oui, mais plus propre, plus cohérent, plus agréable à habiter.
Pourquoi j’ai remplacé mes couvertures par des couvertures de déménagement
C’est à ce moment-là que les couvertures de déménagement se sont imposées comme un excellent compromis.
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| Vue intérieure de mon home studio voix off, aménagé simplement avec des solutions abordables. |
J’aime beaucoup cette étape, parce qu’elle reflète bien ma démarche du début à la fin : je n’ai pas cherché le parfait, j’ai cherché le logique.
J’ai commencé avec ce que j’avais, puis j’ai amélioré avec ce que je pouvais me permettre, au moment où ça faisait du sens.
Chaise ergonomique et bureau assis-debout : des choix qui ont changé mon quotidien
Le confort aussi s’est imposé avec le temps.
Au début, j’avais gardé une chaise droite que j’avais déjà. Avec le tapis, elle coinçait, elle n’était pas agréable, et son niveau de confort était à peu près nul. À un moment, c’est devenu évident : elle devait partir.
Je l’ai remplacée par une chaise ergonomique ajustable, et ça a fait une vraie différence.
Même chose pour le bureau. J’en avais déjà un, mais en installant mon espace, je me suis rendu compte qu’il était trop massif, mal adapté à ma petite pièce, et pas vraiment pensé pour mes besoins réels.
J’ai donc pris des mesures et réfléchi à ce que j’attendais d’un bureau sur le plan fonctionnel. Je voulais quelque chose de plus épuré, ouvert en dessous, avec un peu de rangement pour les crayons et les textes.
Mais surtout, j’ai choisi un bureau qui se soulève pour travailler debout.
Et pour moi, ça, c’est vraiment un gros plus.
Je peux rester assise pour le traitement des enregistrements et d’autres tâches, mais je peux aussi enregistrer debout, bouger, m’engager physiquement dans ce que je fais. Pour l’interprétation, c’est précieux. Le corps participe à l’intention. Pouvoir être dans l’action aide à livrer quelque chose de plus vivant, de plus vrai.
Comme je sais aussi que je ne suis pas faite pour rester assise trop longtemps, ce choix était parfaitement adapté à moi.
Pourquoi j’ai dû sortir mon ordinateur de la cabine
Quand tout a été installé et que je me suis approchée des premiers vrais tests, un autre problème est apparu.
Le ventilateur de mon ordinateur s’entendait dans les enregistrements.
C’est un détail qu’on oublie facilement au début, mais une fois qu’on l’entend, on ne peut plus faire comme si ce n’était pas là. Il fallait donc sortir l’ordinateur de mon environnement d’enregistrement.
Sauf que ce changement a créé une nouvelle chaîne de complications.
En sortant l’ordinateur, je devais aussi sortir l’interface audio, parce que le câble qui la relie à l’ordinateur n’était pas assez long. Puis, comme les écouteurs sont branchés dans l’interface, je me retrouvais avec le fil qui tirait, coinçait, traversait mes couvertures, et ne me laissait pas une vraie liberté de mouvement.
En plus, si l’interface restait hors de la cabine, je perdais l’accès facile aux boutons de volume et de gain. Ce n’était pas pratique du tout.
Les petits achats qui ont rendu mon studio vraiment fonctionnel
C’est là que certains achats se sont imposés non pas comme des extras, mais comme des solutions concrètes.
Avec l’aide de Gérald, j’ai acheté le bon câble pour pouvoir brancher mon interface tout en la gardant dans ma cabine.
J’ai aussi ajouté :
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un écran
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un clavier
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une souris silencieuse
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différents câbles
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une multiprise USB
Pourquoi une souris silencieuse ? Parce que même si certains petits clics peuvent être retirés au montage, je préférais simplement éviter de les capter dès le départ.
Tous ces achats ont rendu mon espace beaucoup plus fluide, beaucoup plus agréable à utiliser, et surtout beaucoup plus cohérent avec la réalité du travail en voix off.
Ce sont souvent les petits détails pratiques qui finissent par faire une grande différence au quotidien.
Ce que cette expérience m’a appris
Si je regarde tout ce parcours, je retiens une chose très simple :
On n’a pas besoin d’être spécialiste en construction, en acoustique ou en aménagement pour se bâtir un home studio tout à fait correct pour commencer.
Il faut surtout être :
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réaliste
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débrouillard
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créatif
-
prêt à avancer par étapes
Mon studio n’a pas été parfait dès le départ. Il a été bricolé, repensé, amélioré, ajusté. Mais c’est justement ça que j’aime dans cette aventure : il s’est construit en même temps que moi.
Et si je partage tout ça, c’est pour dire à ceux qui hésitent qu’on peut vraiment commencer avec des moyens simples, à condition d’accepter que tout n’ait pas besoin d’être parfait tout de suite.
Parfois, il suffit d’oser commencer… puis d’améliorer intelligemment, un pas à la fois.
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Une fois mon studio installé et plus agréable à habiter, je me suis sentie prête pour la prochaine étape : m’équiper sérieusement.
Et là, je ne voulais pas acheter au hasard. Je voulais comprendre, comparer, faire des choix logiques, adaptés à mon budget… et surtout, apprendre sans me noyer.
Dans le prochain article, je te raconte ma méthode et mes choix : micro, interface, casque, support et logiciel.
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